La police haïtienne a patrouillé vendredi dans les rues de Kenscoff, après qu’une violente attaque perpétrée par des gangs en début de semaine, cause la mort de 47 personnes. Plus de 50 individus ont été enlevés.
Haïti : surveillance accrue à Kenscoff, après l'attaque de gangs qui a fait 47 morts
La Police nationale haïtienne a fait l’objet de critiques croissantes quant aux raisons pour lesquelles les autorités n’avaient pas réussi à empêcher cette attaque perpétrée dans une communauté agricole autrefois paisible.
« Dans la soirée du 23 août, environ 150 membres de gangs lourdement armés ont pris d’assaut plusieurs localités situées près du centre-ville de Kenscoff et ont ouvert le feu sur des habitants qui tentaient de fuir dans les rues, tuant au moins 13 personnes. Les assaillants ont ensuite poursuivi 50 habitants qui s’étaient réfugiés à l’intérieur d’une église protestante. Après les avoir forcés à sortir de l’enceinte de l’église, ils en ont exécuté 22 dans la cour de l’église et 12 autres derrière l’église. », a déclaré Marta Hurtado, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
La violence des gangs a également provoqué le déplacement d’un nombre record de près de 1,5 million de personnes à travers Haïti, où plus de 3 050 personnes auraient été tuées entre janvier et juin, selon les statistiques de l’ONU.
« Le massacre de Kenscoff souligne la nécessité urgente pour les autorités nationales de renforcer la protection de la population, en particulier des communautés vivant dans des zones touchées par la violence des gangs. », a expliqué Marta Hurtado, porte-parole du Bureau des droits de l’homme des Nations unies.
Des hommes armés contrôlent environ 70 % de Port-au-Prince ainsi que de vastes étendues de territoire dans la région centrale d’Haïti et au-delà, tandis que la pauvreté et la faim s’aggravent à mesure que la violence des gangs persiste.