Le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, s’est rendu jeudi à Téhéran pour tenter de contribuer à une désescalade de la crise entre les États-Unis et l’Iran.
Le chef de la diplomatie qatarie à Téhéran pour relancer les négociations
Également ministre des Affaires étrangères, il a rencontré son homologue iranien, Abbas Araghchi. Les médias iraniens n’ont pas donné de détails sur leurs échanges.
Selon la diplomatie qatarie, cette visite vise à discuter des « moyens de réduire les tensions et de créer les conditions propices au dialogue ».
Les discussions portent également sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, selon le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al Ansari. Doha plaide notamment pour un retour à la situation qui prévalait avant le conflit, alors que ce passage maritime stratégique est au centre des tensions entre Téhéran et Washington.
La visite du responsable qatari intervient par ailleurs alors que l’Iran a rejeté les dernières sanctions annoncées par l’administration Trump.
Un pétrolier touché dans le détroit d’Ormuz
Dans le même temps, une nouvelle attaque contre un pétrolier a été signalée dans le détroit d’Ormuz.
L’United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), organisme de surveillance géré par l’armée britannique, a indiqué avoir reçu jeudi un signalement concernant un pétrolier touché par un projectile non identifié mardi, dans les eaux situées entre Oman et l’Iran.
Le navire a pris feu, mais l’équipage serait sain et sauf. Aucun dégât environnemental n’a été signalé.
L’attaque illustre les risques persistants pour les navires empruntant cette voie maritime stratégique, alors que l’Iran exerce un contrôle étroit sur la zone. Aucun groupe n’a dans l’immédiat revendiqué l’attaque.
Des négociations sur le trafic maritime
Cette nouvelle attaque intervient alors qu’Oman et l’Iran seraient dans la phase finale de discussions concernant un mécanisme destiné à organiser le trafic maritime dans le détroit.
Téhéran a régulièrement ouvert le feu sur des navires tentant de traverser le détroit afin d’affirmer son contrôle sur cette voie stratégique. Les États-Unis ont également attaqué des navires dans le cadre de leur blocus des ports iraniens.
Le détroit d’Ormuz demeure ainsi au cœur des efforts diplomatiques visant à réduire les tensions, mais aussi l’un des principaux points de fragilité du conflit entre l’Iran et les États-Unis.