La colère monte en Libye face à la dégradation de la situation énergétique. Depuis plusieurs semaines, des coupures d’électricité touchent de nombreuses régions du pays, provoquant des manifestations et une vive exaspération des habitants, notamment à Tripoli.
Libye : les coupures d’électricité ravivent la colère populaire
Des dizaines de personnes ont récemment protesté devant les locaux d’une compagnie pétrolière libyenne en déversant des déchets dans la rue et en dénonçant l’incapacité des autorités à garantir un approvisionnement régulier en électricité.
Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la représentante spéciale du secrétaire général pour la Libye, Hanna Serwaa Tetteh, a alerté sur une situation paradoxale : le pays consacre d’importantes sommes à l’importation de carburant, mais ses infrastructures électriques restent vulnérables.
Selon les données de la National Oil Corporation (NOC), environ un milliard de dollars sont dépensés chaque mois pour les importations de carburant. L’ONU estime toutefois que des détournements à grande échelle de carburant subventionné pourraient priver la population de ressources essentielles.
« Le détournement de carburant subventionné constitue un abus inacceptable des ressources publiques », a dénoncé Hanna Serwaa Tetteh, appelant à renforcer la surveillance et la responsabilité des acteurs impliqués.
Pour les Nations unies, cette crise illustre les conséquences des divisions institutionnelles, du manque d’investissement et d’une gestion publique insuffisamment coordonnée. L’organisation appelle à des réformes urgentes pour rétablir des services essentiels dans un pays riche en ressources pétrolières.