Le Sénat américain vote un nouveau train de sanctions contre la Russie

Sen. Roger Wicker, R-Miss., right, is joined by Sen. Katie Boyd Britt, R-Ala., left, and Sen. Richard Blumenthal, D-Conn., center, at the U.S. Capitol, July 28, 2026.   -  
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Le Sénat américain a adopté un important projet de loi renforçant les sanctions contre la Russie, avec pour objectif de réduire les revenus tirés de ses exportations d'énergie et d'accentuer la pression sur Moscou dans le cadre de la guerre en Ukraine.

Le texte, soutenu par des élus démocrates et républicains, a été approuvé par 86 voix contre 11. Il autoriserait le président Donald Trump à imposer des droits de douane pouvant atteindre 500 % sur les importations russes, notamment le pétrole et le gaz. Les sanctions viseraient également des responsables russes, des oligarques, des institutions financières ainsi que la « flotte fantôme », accusée d'aider Moscou à contourner les restrictions occidentales.

Lors des débats au Sénat, le sénateur démocrate du Connecticut, Richard Blumenthal, a défendu le texte en soulignant son impact potentiel sur les capacités financières du Kremlin.

« Chaque baril de pétrole qui ne trouve pas d'acheteur, chaque dollar refusé au Kremlin rend plus difficile pour la Russie le financement de son règne de terreur que les Ukrainiens subissent chaque nuit », a déclaré le sénateur.

Le projet de loi a également reçu le soutien des républicains. La sénatrice de Caroline du Sud, Darlene Graham, a estimé que cette initiative contribuerait aux efforts diplomatiques de la Maison-Blanche.

« La Russie mène la guerre contre l'Ukraine depuis bien trop longtemps, et ce projet de loi aide le président Trump dans ses efforts pour y mettre fin. Cette législation était d'une importance capitale pour mon frère Lindsey, et je suis reconnaissante qu'elle ait bénéficié d'un soutien aussi large », a-t-elle affirmé.

Le texte a été baptisé en hommage au sénateur Lindsey Graham, décédé le 11 juillet, qui avait longtemps plaidé en faveur d'un durcissement des sanctions contre Moscou.

Le projet de loi doit désormais être examiné par la Chambre des représentants. Aucun vote n'est toutefois attendu avant le début du mois de septembre.

S'il est définitivement adopté, les sanctions pourraient viser directement le président russe Vladimir Poutine ainsi que plusieurs autres hauts responsables du Kremlin, marquant une nouvelle étape dans la stratégie américaine de pression économique contre la Russie.

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