Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est arrivé mercredi au siège de l'organisation au Maroc, dans un contexte de fortes tensions provoquées par l'échec de son projet de vendre des parts des revenus de la Coupe du monde.
Gianni Infantino fragilisé par une révolte au sommet de la FIFA
Gianni Infantino fait face à une pression croissante pour préserver sa présidence, qu'il occupe depuis 11 ans. Son projet de céder une partie des bénéfices de la Coupe du monde à une filiale commerciale, baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE), a suscité une vive opposition des principales instances du football mondial.
L'UEFA a mené la fronde en menaçant de boycotter la Coupe du monde si ce projet était maintenu. Malgré le retrait de cette proposition par Gianni Infantino, l'instance européenne affirme avoir perdu confiance dans la direction de la FIFA, ouvrant la voie à une éventuelle candidature contre lui lors de la prochaine élection.
La CONCACAF, qui regroupe les fédérations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, a également critiqué la gouvernance de la FIFA, estimant que ses dirigeants avaient cessé de « placer le football au premier plan ».
Mardi, le directeur du développement du football mondial, Arsène Wenger, ainsi que le secrétaire général Mattias Grafström, ont pris leurs distances avec le projet, révélant des divisions internes au sein de la FIFA. Ces tensions ont été renforcées par la démission récente du conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, et par les critiques du directeur des opérations, Kevin Lamour, qui a accusé la présidence d'un manque de transparence.
Gianni Infantino devait réunir ses principaux collaborateurs à Rabat lors d'une réunion de crise, alors que sa candidature à un quatrième et dernier mandat apparaît désormais plus incertaine.