Le parquet algérien a conclu, dimanche, que le conducteur d'un car qui a fait une chute dans un ravin, causant la mort de 28 personnes cette semaine, était sous l'emprise de stupéfiants.
Accident de bus mortel en Algérie : le chauffeur sous l'emprise de stupéfiants
Les conclusions préliminaires de l'enquête menée par le parquet de Boumerdès, près du lieu de l'accident, indiquent que celui-ci s'est produit alors que le conducteur était sous l'emprise de stupéfiants, ainsi que de deux comprimés de substances psychotropes trouvés dans sa poche.
L'autocar transportait 64 personnes lorsqu'il s'est renversé vendredi, bien au-delà de sa capacité de 51 places, a précisé le parquet, le bilan s'élevant désormais à 28 morts et 36 blessés.
L'enquête a également révélé que l'autocar roulait à près de 122 kilomètres à l'heure (près de 76 miles à l'heure), dépassant largement la limitation de vitesse de 60 km/h en vigueur sur la route reliant les villes de Boumerdès et de Zemmouri.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait promis que "la justice frapperait d’une main de fer, sans la moindre clémence" une fois l’enquête sur l’accident terminée.
Les facteurs humains, notamment l’excès de vitesse et l’inattention, sont la principale cause des accidents dans le pays, selon les autorités algériennes chargées de la sécurité routière.
En 2025, 3 838 personnes ont trouvé la mort et plus de 37 000 ont été blessées dans des accidents de la route, ont-elles précisé.