En Zambie, les électeurs sont appelés aux urnes en août, à la faveur des élections présidentielles. Le président Hakainde Hichilema brigue un deuxième mandat et doit rendre compte des réalisations de son premier quinquennat.
Zambie : Hichilema à l'épreuve du bilan à l'approche des élections
Le chef de l’État sortant est attendu notamment sur le volet économique : la Zambie a réussi la restructuration de sa dette, alors que l’inflation annuelle a ralenti à 6,5 % en juin, son niveau le plus bas depuis plus de huit ans.
Le pays d’Afrique de l’Est attend une croissance économique de 4,3 % cette année, contre 3,8 % l’an dernier selon le Fonds monétaire international. Les investissements étrangers sont en hausse.
Un rebond soutenu par l’envolée des prix du cuivre, dont Lusaka est le deuxième plus grand producteur en Afrique. Mais le coût de la vie reste une épine dans le pied du pouvoir.
Sur le plan politique, Hakainde Hichilema est accusé de réprimer l’opposition. L’adoption, l’année dernière, d’une loi sur les cybercrimes inquiète les acteurs de la société civile. Elle pourrait porter atteinte à la liberté d’expression dans le pays.
C’est dans ce contexte qu’une enquête menée par le Zambia Election Research Network à la fin de l’année dernière a révélé que 51 % des personnes interrogées s’attendaient à une élection libre et équitable, et que 55 % prévoyaient de voter pour Hichilema, rapporte Reuters.