Afrique du sud : March and March promet d'accentuer la pression sur le gouvernement

Des manifestants défilent contre l'immigration clandestine à Johannesburg, en Afrique du Sud, 30 juin 2026. (Photo AP/Themba Hadebe)   -  
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À Johannesburg, poumon économique de l'Afrique du Sud, des centaines de personnes ont répondu à l'appel du mouvement March and March, dirigé par sa figure de proue, Jacinta Ngobese-Zuma.

Des rassemblements ont également eu lieu à Durban, la grande ville portuaire du pays. Comme lors des précédentes mobilisations, les cortèges étaient encadrés par des hommes brandissant bâtons et boucliers. Jacinta Ngobese-Zuma a d'ores et déjà annoncé que de nouvelles manifestations seraient organisées chaque jeudi.

Craignant des débordements, les autorités ont déployé d'importants effectifs policiers à travers le pays. Les incidents sont toutefois restés limités, avec quelques arrestations pour des pillages et des tentatives de pillage, ainsi que des jets de pierres lors de deux manifestations à Johannesburg.

Dans les principaux centres urbains, cette journée de mobilisation s'est traduite par un net ralentissement de l'activité. De nombreux commerces sont restés fermés et la circulation est demeurée inhabituellement faible.

Cette nouvelle vague de manifestations anti-immigration intervient à quelques mois des élections municipales prévues le 4 novembre, un scrutin qui s'annonce particulièrement disputé.

Les organisations à l'origine du mouvement imputent aux migrants en situation irrégulière une grande partie des difficultés auxquelles est confrontée la population sud-africaine, notamment un chômage dépassant les 32 %, une criminalité élevée, le trafic de drogue et la saturation du système de santé.

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