Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a rejeté les accusations de « piège de la dette » portées contre la Chine, soulignant que certains pays africains devraient chercher la cause profonde du problème en eux-mêmes, à savoir leurs propres défaillances en matière de gouvernance, plutôt que de rejeter la faute sur leurs partenaires de coopération extérieurs.
Guinée : le Premier ministre guinéen rejette les accusations de « piège de la dette
« Permettez-moi d’être plus explicite. La question la plus cruciale est de savoir si les gouvernements africains, et en particulier le nôtre, ont le discernement et la sagesse nécessaires pour trouver les meilleurs moyens de transformer les opportunités de développement en avantages concrets pour notre peuple et notre pays. À l’inverse, si nous nourrissons l’illusion que nous pouvons parvenir au développement simplement en coopérant avec la Chine, ou que d’autres nous apporteront des opportunités de développement directement à notre porte sans que nous ayons à assumer aucune responsabilité ni à fournir les efforts nécessaires de notre côté, alors une telle façon de penser est clairement irréaliste et ne sert pas nos intérêts. », a expliqué Amadou Oury Bah, Premier ministre guinéen.
Le chef du gouvernement guinéen s'est exprimé en marge de la 17e réunion annuelle des « Nouveaux champions » du Forum économique mondial, qui s’est achevée jeudi dans la ville de Dalian, dans le nord-est de la Chine.