Coup d'arrêt diplomatique. Les discussions en vue d'un accord final prévues vendredi en Suisse entre l'Iran et les États-Unis auxquelles devait participer le vice-président américain JD Vance ont été reportées.
Guerre au Moyen-Orient : report des pourparlers entre l'Iran et les USA
Les médiateurs tentent désormais de reprogrammer ces pourparlers, jugés essentiels pour ouvrir la voie à des négociations sur une sortie durable du conflit. Tous les regards se tournent vers le Liban, où la poursuite des combats menace l'ensemble de l'accord. L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir mené des frappes nocturnes sur des cibles dans le sud du Liban. De son côté, le Hezbollah fait état de violents affrontements sur le terrain. Cette escalade fragilise l'accord naissant entre l'Iran et les États-Unis, censé mettre fin à la guerre.
Le protocole d'accord signé électroniquement par les deux parties prévoit notamment l'arrêt immédiat des opérations militaires sur tous les fronts y compris au Liban ainsi que le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. L'objectif : désamorcer une guerre régionale, et ramener Washington et Téhéran à la table des négociations sur le programme nucléaire iranien.
Autre enjeu majeur : le détroit d'Ormuz. Ce point stratégique a pu rouvrir au trafic maritime international grâce à l'accord, après des semaines de perturbations. Les États-Unis assurent que plus de 12,5 millions de barils de pétrole ont transité par le détroit dès la nuit suivant la signature.
Le président américain Donald Trump affirme avoir signé cet accord pour éviter, selon ses mots, une « catastrophe économique » aux États-Unis la guerre a fait flamber les prix du pétrole et déstabilisé les marchés financiers.
Mais avec ce report de la réunion suisse, l'avenir du processus diplomatique reste suspendu, dans un contexte de combats persistants au Liban et de forte instabilité régionale.