RDC : 7 guérisons d’Ebola à Rwampara redonnent de l’espoir en Ituri

Mickey Paul, un bébé de 15 mois, déclaré guéri, a quitté le centre de traitement de Rwampara, en Ituri (RDC), le 16 juin 2026.   -  
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Un souffle d’espoir a traversé mardi le centre de traitement d’Ebola de Rwampara, situé dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo, où sept patients ont quitté les soins après avoir été déclarés guéris, selon les équipes médicales de l’ONG ALIMA (Alliance pour l’action médicale internationale).

Parmi eux figure un nourrisson de 15 mois, premier bébé officiellement guéri dans le cadre de cette épidémie liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante pour laquelle aucun vaccin ni traitement homologué à grande échelle n’existe à ce jour. Son rétablissement, intervenu après dix-sept jours de prise en charge, a suscité une vive émotion au sein des équipes médicales.

Le docteur Modet Camara, médecin au centre de traitement d’Ebola d’ALIMA à Rwampara, a expliqué les conditions du diagnostic initial : « Nous avons admis l’enfant en raison des symptômes qu’il présentait, notamment des saignements de nez inexpliqués. Nous avons réalisé un test PCR qui s’est révélé positif au deuxième jour. Dès la confirmation, un comité médical a été réuni et nous avons adapté la prise en charge thérapeutique. »

Les équipes sanitaires insistent sur l’importance d’un dépistage précoce et d’une prise en charge rapide, éléments jugés déterminants dans les chances de survie des patients.

Au-delà de l’aspect médical, ces guérisons interviennent dans un contexte marqué par les réticences communautaires et la persistance de la désinformation. Plusieurs survivants ont appelé la population à reconnaître la réalité de la maladie et à recourir sans délai aux structures de santé.

Parmi eux, Gladisse Munguromo, survivante d’Ebola, a livré un témoignage empreint de fermeté : « Je faisais partie de ceux qui pensaient que la maladie n’existait pas, mais j’ai fini par y croire. À ceux qui n’y croient pas, je dis que cette maladie est réelle, elle existe bel et bien. Nous qui avons souffert de cette maladie n’acceptons pas que ceux qui ne croient pas à son existence soient confortés dans cette idée. »

Le docteur Patrick Basara Mugisa, médecin-chef de la zone sanitaire de Rwampara, a pour sa part insisté sur la nécessité d’une prise en charge précoce : « Il est possible de guérir d’Ebola, et les personnes doivent retenir qu’arriver tôt facilite la prise en charge et augmente les chances de survie. Une arrivée tardive peut parfois rendre impossible le sauvetage du patient. »

Dans la région de l’Ituri, où la flambée épidémique reste active, ces guérisons constituent un signal encourageant pour les équipes de riposte. Elles renforcent l’importance de la collaboration entre communautés, autorités sanitaires et acteurs humanitaires dans la lutte contre la propagation du virus.

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