Guerre au Moyen-Orient : les libanais prudents après le cessez-le-feu avec Israël

Des représentants américains lors des pourparlers entre Israël et le Liban à Washington, États-Unis, le 2 juin 2026   -  
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Les habitants de Beyrouth ont exprimé jeudi un scepticisme prudent après que le Liban et Israël se sont accordés sur un cessez-le-feu négocié sous l'égide des États-Unis. 

Selon une déclaration commune, cet accord établi mercredi à Washington inclut la création de "zones pilotes" à l’intérieur du Liban, sous contrôle de l’armée libanaise, et d’où les militants du Hezbollah seraient interdits. 

À Beyrouth, de nombreux habitants ont fait part de leurs inquiétudes quant à la mise en œuvre concrète du cessez-le-feu. 

"Tout dépendra de si celui-ci prévoit un retrait des territoires occupés et s'il ne laisse pas à Israël la liberté d'agir en fonction de ce qu'il considère comme une menace ou non, ce qui lui fournirait des justifications pour ses actions," souligne Suad Attia, une habitante.

"C'est sur cette base que nous évaluerons si le cessez-le-feu est véritablement approprié et opportun, plutôt que malvenu."

Ce cessez-le-feu reste conditionné "à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah" des zones situées au sud du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres au nord de la frontière entre Israël et le Liban. 

Le Hezbollah, milice alliée de l'Iran, ne participe pas aux pourparlers entre Israël et le Liban, qui se tiennent aux Etats-Unis depuis le mois dernier. 

Israël et le Liban se retrouveront pour une nouvelle série de discussions la semaine du 22 juin afin de parvenir à "un accord global de paix et de sécurité." 

Un cessez-le-feu est déjà censé être en vigueur entre Israël et le Hezbollah depuis le 17 avril mais il a été largement bafoué. 

Malgré le nouvel accord établi mercredi, le ministère de la défense israélienne a annoncé la poursuite des opérations militaires dans le sud du Liban.

Selon le ministre de la défense Israël Katz, l’accord prévoit "la liberté d’action d’Israël, avec l’aval des Etats-Unis, de frapper Beyrouth en réponse à des tirs contre les localités et le territoire israéliens."

À Beyrouth, le scepticisme règne. "D'après notre expérience passée avec Israël, une fois qu'il occupe un territoire, il ne s'en retire pas," selon Hassan Dakhlallah, un habitant de Tyr.

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