Brésil : deux cas suspects d’Ebola placés sous surveillance

Des agents de santé arrivent dans un centre de traitement pour des exercices de désinfection à Rwampara, au Congo, le jeudi 21 mai 2026.   -  
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Les autorités sanitaires brésiliennes surveillent de près deux patients présentant des symptômes compatibles avec le virus Ebola. Les cas ont été signalés dans les deux plus grandes villes du pays, São Paulo et Rio de Janeiro, alors que l’épidémie continue de progresser en Afrique centrale.

À São Paulo, un homme de 37 ans originaire de la République démocratique du Congo a été placé sous observation après avoir présenté de la fièvre. Dans l’État de Rio de Janeiro, les autorités ont activé les protocoles de sécurité après l’arrivée d’un ressortissant belge en provenance d’Ouganda souffrant notamment de toux, de frissons et de diarrhée.

Les résultats des analyses sont attendus dans les prochains jours. Si les infections étaient confirmées, il s’agirait des premiers cas recensés hors du continent africain depuis le début de l’épidémie actuelle.

Les deux patients ont toutefois déjà reçu d’autres diagnostics médicaux. L’homme hospitalisé à São Paulo a été testé positif à une méningite et se trouve dans un état jugé grave. Le patient suivi à Rio de Janeiro a quant à lui été diagnostiqué porteur du paludisme. Les autorités précisent néanmoins que ces maladies n’excluent pas une éventuelle co-infection par le virus Ebola.

L’épidémie qui touche actuellement la RDC est provoquée par la souche Bundibugyo, une variante rare du virus contre laquelle aucun vaccin homologué n’est disponible à ce jour. Selon les dernières données sanitaires, plus de 1 000 cas suspects et au moins 246 décès ont été recensés en République démocratique du Congo. L’Ouganda a également signalé plusieurs cas confirmés.

Face à l’évolution rapide de la situation, l’organisation Médecins Sans Frontières a récemment alerté sur un niveau de propagation particulièrement préoccupant. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, poursuit actuellement une mission dans la province congolaise de l’Ituri, l’une des zones les plus touchées par l’épidémie.

Malgré ces deux cas suspects au Brésil, l’OMS continue d’estimer qu’une propagation mondiale du virus reste peu probable, tout en appelant à maintenir une vigilance élevée et des contrôles sanitaires renforcés.

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