Le Ghana a salué les excuses présentées par le pape Léon XIV concernant le rôle historique de l’Église catholique dans l’esclavage. Dans un communiqué, le gouvernement ghanéen a qualifié cette déclaration « d’acte de courage moral » et d’étape importante dans la reconnaissance des injustices du passé.
Le Ghana salue les excuses du pape sur le rôle de l’Église dans l’esclavage
Le souverain pontife a formulé ces excuses dans sa première grande lettre doctrinale publiée lundi. Il y reconnaît que l’Église a, durant plusieurs siècles, contribué à légitimer certaines formes d’esclavage et tardé à les condamner.
Le pape a exprimé sa « profonde tristesse » face aux souffrances infligées à des millions d’Africains durant la traite transatlantique. Il a également évoqué une « blessure dans la mémoire chrétienne ».
Entre le XVIe et le XIXe siècle, des millions d’Africains ont été déportés vers les Amériques dans le cadre de la traite négrière. Le Ghana figurait parmi les principaux centres de départ des esclaves vers les Caraïbes et les Amériques.
Le gouvernement ghanéen estime que cette reconnaissance contribue aux efforts internationaux en faveur de la vérité, de la justice et de la réconciliation.
Depuis plusieurs années, le Ghana milite pour des excuses officielles et des réparations liées à l’esclavage. En mars dernier, le pays a notamment soutenu une résolution de l’ONU qualifiant l’esclavage des Africains de « crime le plus grave contre l’humanité ».
Le texte appelle également à réfléchir aux conséquences durables de l’esclavage et du colonialisme, notamment les inégalités et les discriminations raciales persistantes.
Des organisations de défense des droits humains ont salué les propos du pape tout en estimant que les excuses symboliques doivent désormais s’accompagner d’actions concrètes en matière de réparation et de reconnaissance historique.