Au Muséum de Londres, les « monstres des mers jurassiques » ressurgissent et alertent sur le climat

Le squelette d'un Enigmacursor, un dinosaure herbivore bipède, au Musée d'histoire naturelle de Londres, le 24 juin 2025.   -  
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Le Muséum d’histoire naturelle de Londres plonge le public dans les profondeurs des océans d’il y a près de 200 millions d’années à travers une exposition spectaculaire consacrée aux grands reptiles marins et aux enjeux climatiques contemporains.

Dans les galeries du Natural History Museum, la nouvelle exposition « Jurassic Oceans: Monsters of the Deep » propose une immersion dans les mers du Jurassique, époque où des reptiles marins géants dominaient les écosystèmes aquatiques, tandis que dinosaures et ptérosaures régnaient respectivement sur les terres et les cieux.

Conçue à partir des riches collections paléontologiques du musée, l’exposition met en scène plusieurs fossiles remarquables, dont un crâne d’ichtyosaure, ainsi qu’un impressionnant plésiosaure long d’environ douze mètres. Ce dernier, selon les chercheurs, se déplaçait dans l’eau avec une agilité évoquant un « vol sous-marin », grâce à ses quatre nageoires utilisées de manière coordonnée et à un long cou terminé par une petite tête. Bien que parfaitement adapté à la vie aquatique, l’animal devait néanmoins remonter régulièrement à la surface pour respirer.

Au-delà de la fascination scientifique et esthétique, l’exposition établit un parallèle assumé avec les bouleversements climatiques actuels. Les archives fossiles rappellent que des variations rapides du climat ont déjà conduit à des épisodes d’extinction massive dans l’histoire de la Terre. Les chercheurs soulignent qu’en deux siècles, plus de 2 000 gigatonnes de dioxyde de carbone ont été relâchées dans l’atmosphère, modifiant l’équilibre énergétique de la planète et entraînant une hausse progressive des températures océaniques, avec des conséquences directes sur les écosystèmes.

Ouverte jusqu’au 3 janvier 2027, l’exposition invite ainsi le public à un voyage scientifique et contemplatif, entre exploration des mondes disparus et réflexion sur la fragilité des océans contemporains.

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