Les transferts des Marocains résidant à l’étranger continuent de jouer un rôle majeur dans l’économie marocaine. Selon les dernières données de l’Office des changes, les envois de fonds de la diaspora ont dépassé les 12,4 milliards de dollars à la fin de l’année 2025.
Maroc : le levier économique qui pèse des milliards {Business Africa}
Déjà en 2024, ces transferts avaient atteint plus de 11,7 milliards de dollars, soit plus de 8 % du produit intérieur brut du Royaume. Une ressource stratégique qui permet au Maroc de maintenir sa place parmi les principaux bénéficiaires de transferts d’argent dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, selon la Banque mondiale.
Derrière ces chiffres, plus de 5 millions de Marocains vivent à l’étranger, principalement en Europe. La France reste le premier pays d’accueil, suivie par l’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas.
Au-delà du soutien financier aux familles, Rabat souhaite désormais mobiliser davantage les capitaux et les compétences de la diaspora vers des investissements productifs. L’objectif est de soutenir des projets industriels et des secteurs créateurs de valeur afin de renforcer la croissance économique, l’emploi et le développement du Royaume.
Zimbabwe : le boom du tabac chez les petits agriculteurs
Dans le sud du Zimbabwe, de plus en plus de petits exploitants se tournent vers la culture du tabac, jugée plus rentable que le maïs ou le tournesol.Le pays espère récolter plus de 360 000 tonnes cette année, un niveau record.
À Figtree, l’agriculteur Read Sola a choisi le tabac après avoir perdu ses récoltes à cause d’un parasite. « Il a détruit toutes mes cultures », explique-t-il.
Le développement du secteur suscite toutefois des inquiétudes environnementales liées à la déforestation provoquée par le séchage des feuilles.
« Nous coupions du bois pour alimenter les fours », raconte un autre agriculteur, Lovemore Sakala.
Pour limiter cet impact, certains producteurs utilisent désormais des séchoirs plus économes en énergie.
Nigeria : la filière noix de cajou inquiète face à un projet d’interdiction des exportations
Au Nigeria, producteurs et commerçants de noix de cajou s’opposent au projet des autorités visant à interdire l’exportation des noix brutes. Le texte, examiné par l’Assemblée nationale, est jugé « anti-social » par plusieurs acteurs du secteur.
Agriculteurs et exportateurs craignent des pertes économiques importantes, alors que les exportations restent le principal moteur de rentabilité de la filière. Certains dénoncent déjà une hausse des prix et des difficultés d’approvisionnement.
Des experts alertent également sur les conséquences possibles pour plus de cinq millions d’agriculteurs. Le Nigeria est aujourd’hui le sixième producteur mondial de noix de cajou.