AES : le Mali dénonce une tentative d'assassinat contre Goïta, le Burkina suspend TV5

Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, aux côtés du général Assimi Goïta, président du Mali, lors du sommet de l'AES à Bamako, au Mali, le 23 décembre 2025   -  
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Mali Government Information Center via AP

À Bamako, un calme précaire règne depuis les attaques du 25 avril dernier. L’armée malienne est revenue sur ces événements qui ont coûté la vie au général Sadio Camara, considéré comme le numéro deux du régime militaire.

Lors d’une conférence de presse, les Forces armées maliennes ont dénoncé une tentative d’assassinat savamment orchestrée visant les plus hautes autorités du pays, notamment le président de la transition Assimi Goïta. Selon l’armée, plusieurs véhicules kamikazes auraient été utilisés au cours de l’opération. Le sous-directeur des relations publiques des armées, le commandant Djibrila Maiga, affirme que l’un des véhicules visait directement la résidence présidentielle : Ce funeste projet savamment orchestré avait pour but d’attenter à la vie de nos autorités , a déclaré le commandant Djibrila Maiga.

Le traitement médiatique de cette actualité a conduit les autorités du Burkina Faso à suspendre la diffusion de TV5monde. Le Conseil supérieur de la communication accuse la chaîne française de s’être renduecomplice d’apologie d’actes terroristes et d’entreprises de déstabilisation des institutions maliennes.

Dans les rues de Ouagadougou, certains habitants soutiennent cette décision : On ne peut pas laisser ceux qui encouragent le terrorisme diffuser leurs émissions au Burkina Faso, estime Flore Guigma. D’autres dénoncent ce qu’ils considèrent comme un traitement médiatique condescendant envers les pays du Sahel : personnellement, je ne regarde plus ces chaînes. Il y a une certaine condescendance dans leur façon de traiter l'information , affirme Serge Théophile Bancé.

De son côté, Reporters sans frontières a dénoncé une interdiction fondée sur des éléments opaques, estimant que cette décision réduit davantage l’espace informationnel dans le pays. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, plusieurs médias internationaux ont été suspendus, notamment Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America.

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