Longtemps incertain, le scrutin pourrait finalement se tenir en décembre. Après plusieurs reports, les autorités assurent être prêtes. Une annonce faite par le ministre de la Communication, dans un contexte particulièrement tendu.
Au Soudan du Sud, l’espoir d’une élection présidentielle refait surface
Sur le terrain, les forces du président Salva Kiir affrontent des groupes proches de l’opposition dirigée par le vice-président Riek Machar.
Un accord de paix signé en 2018 avait pourtant mis fin à la guerre civile. Mais aujourd’hui, cet accord est fragilisé, et Riek Machar est toujours en résidence surveillée.
Si elles ont lieu, ces élections seraient les premières depuis l’indépendance du pays en 2011.
Le Soudan du Sud reste plongé dans une crise profonde, entre pauvreté extrême et corruption généralisée. Plusieurs engagements clés de l’accord de paix, comme l’unification des forces armées, n’ont toujours pas été respectés. Les élections devaient initialement se tenir en 2022, mais elles ont été reportées à 2024, puis à cette année.
Le gouvernement évoque une « paix relative », malgré des violences persistantes, notamment dans l’État de Jonglei. Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées, et les organisations humanitaires peinent à intervenir.
Face à cette situation, la communauté internationale tire la sonnette d’alarme. À l’ONU, une responsable américaine dénonce un manque de volonté politique : les accords existent, mais ne sont pas appliqués.