Au Gabon, le peuple Mpongwè a célébré dimanche le Mpago, une tradition animiste qui vise notamment à préserver le littoral, victime de la montée des eaux.
Gabon : week-end de célébration de Mpago et hommage aux génies de l'eau
Le rituel rassemble des centaines d’autochtones dans un village de la péninsule de la Pointe Denis. Pendant plusieurs jours, ils procèdent à des rites ancestraux.
"Au Gabon, nous ne sommes pas les seuls à pratiquer ce rituel. Mais dans la région de L'Estuaire, nous sommes les seuls. C'est le clan Assiga. Le Mpago, c'est faire des offrandes aux esprits de la mer. Il s'agit d'établir un lien entre les esprits de la mer, nos ancêtres, les Agombés, et la divinité", explique Gérard-Aimé Adande, petit-fils du prince Félix Adande Rapontchombo, du clan Assiga.
"Donc pour une stabilité dans le pays, dans nos eaux, donc nous pratiquons ce cérémonial-là tous les cinq ans" , ajoute-t-il.
Tout au long du Week end, il est déconseillé de pratiquer une quelconque activité nautique, traversées, pêches ou baignade. Une circulaire officielle a même été publiée pour avertir les habitants de la capitale.
Durant ces rituels traditionnelles, les personnes issus de la descendances royales se rendent au cimetièere dans la nuit pour fleurir les la descendance les tombes de leurs ancêtres avant de poursuivre les étapes liées à l’eau
La veille du dimanche de Mpago, les femmes Mpongwè se retrouvent pour un rite initiatique. Des chants et des danses durant toute la nuit afin d’assurer l’équilibre de leur environnement.
"Chez nous, les Mpongwés, c'est le Ndjembé qui attrapent le pays. Ce sont les femmes qui attrapent le pays. Et à travers le rite initiatique Ndjembé, les femmes Mpongwés, ou Myénés en général, attrapent le pays. Comme nous sommes chez les Mpongwés, c'est normal que le Mpago parte avec les femmes Mpongwés, les femmes du Ndjembé notamment", raconte Paulette Akoni, membre du clan Assiga.
Le rituel ancestral a lieu dans la région tous les cinq ans.