Éthiopie : doute sur les élections au Tigré, tensions persistantes

Voici la version **raccourcie avec la date intégrée** : Des files d’attente se forment devant les banques à Mekele, dans le nord de l’Éthiopie, le 31 janvier 2026.   -  
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En Éthiopie, les incertitudes persistent dans la région du Tigré. Le gouvernement a prolongé d’un an le mandat de l’administration provisoire, remettant en question la tenue des élections prévues en juin.

Le Tigré reste marqué par une guerre dévastatrice qui a duré deux ans, jusqu’à l’accord de paix signé en 2022. Ce conflit, l’un des plus meurtriers de ces dernières décennies, a fait environ 600 000 morts.

Depuis, la région est dirigée par une administration intérimaire. À sa tête, le général Tadesse Werede, dont le mandat vient d’être prolongé par le Premier ministre Abiy Ahmed, jusqu’en avril 2027.

Mais cette décision fait planer le doute sur les élections prévues le 1er juin, qui doivent renouveler les autorités locales et les représentants au parlement fédéral.

Depuis 2021, les élus du Tigré ne siègent plus à Addis-Abeba.

Le Front populaire de libération du Tigré conditionne la tenue du scrutin au retour d’environ un million de déplacés, toujours absents après la guerre.

Sur le terrain, les tensions restent vives. Ces dernières semaines, forces fédérales et troupes tigréennes se sont rapprochées de la frontière régionale.

Addis-Abeba accuse le TPLF de se rapprocher de l’Érythrée voisine. Des accusations fermement rejetées par le mouvement.

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