La Zambie adopte des mesures d'urgence face à la crise du carburant

Un ouvrier remplit des bidons d'eau dans un point de collecte de la commune de Bauleni, à Lusaka, en Zambie, le 17 septembre 2024   -  
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Le gouvernement zambien a déclaré une situation d'urgence concernant l'approvisionnement en carburant du pays, alors que la guerre au Moyen-Orient continue d’agiter le marché du pétrole au niveau mondial. 

Pour protéger l’économie zambienne, le gouvernement a aussi approuvé l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), et la suspension des droits d'accise sur les importations d'essence et de diesel pour une période de trois mois à compter du 1er avril, d'après un communiqué du ministre de l'Information et des Médias, Cornelius Mweetwa, publié le 31 mars. 

Selon M. Mweetwa, le gouvernement s'inquiète de la persistance du conflit au Moyen-Orient, qui a perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales en pétrole suite à la fermeture du détroit d'Ormuz. La situation a entraîné une hausse des prix internationaux du carburant et une pression à la hausse sur les prix à la pompe au niveau national.

Le 31 mars également, l'autorité de régulation de l'énergie de Zambie a annoncé une révision à la hausse des prix du carburant à la pompe. Dans le cadre de la nouvelle structure tarifaire, le prix de l'essence a augmenté de 2,03 %, tandis que celui du diesel a grimpé de 28,09 %.

Cette instabilité se fait sentir au quotidien dans le pays. "Mon activité est en baisse. Je ne peux plus me déplacer régulièrement comme comme avant à cause du problème de carburant," explique Fridah Mbiza, une habitante de la région de Lusaka.

"On passe du temps à chercher du carburant. La guerre devrait prendre fin et alors l'approvisionnement en carburant reprendra," estime Fredrick Nabuzoka, un autre habitant.

Certains analystes ont averti que la pénurie de carburant s'étendait au-delà du pays. "L'insécurité énergétique est énorme. Elle ne touche pas seulement la Zambie, mais environ 75 % des autres pays africains," explique Johnstone Chikwanda, expert en énergie, qui souligne aussi une crainte concernant la "disponibilité" du carburant.

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