Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, à la suite de frappes américano-israéliennes contre l’Iran, Téhéran a intensifié ses représailles en visant régulièrement des infrastructures dans les pays du Golfe et en perturbant le trafic dans le stratégique détroit d’Ormuz.
Guerre au Moyen-Orient : le détroit d’Ormuz au cœur des tensions énergétiques mondiales
Par ce passage transitent habituellement près de 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Mais depuis le début du conflit, le trafic y a chuté d’environ 95 %, selon la plateforme de suivi maritime Kpler.
Cette situation entraîne déjà des répercussions économiques majeures : les prix des carburants augmentent dans plusieurs pays, tandis que la perspective d’une intervention terrestre des États-Unis alimente les inquiétudes.
Le président Donald Trump, qui multiplie les mises en garde pour obtenir un cessez-le-feu, s’est dit prêt, selon le Wall Street Journal, à mettre fin au conflit, même si le détroit d’Ormuz restait fermé.
Face à la volatilité des marchés, chaque pays tente d’adopter des mesures pour contenir la flambée des prix du pétrole. Dans le même temps, Téhéran a validé l’instauration de droits de passage dans le détroit.
Dans ce contexte de blocage, le président américain a menacé lundi de détruire l’île de île de Kharg, principal hub des exportations pétrolières iraniennes, en l’absence d’un accord rapide pour mettre fin aux hostilités et rouvrir « immédiatement » le détroit d’Ormuz.