La Namibie refuse d’octroyer une licence à Starlink

Elon Musk, PDG et directeur technique de SpaceX, présente le vaisseau spatial SpaceX Dragon V2 au siège de SpaceX à Hawthorne, en Californie.   -  
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La Namibie a rejeté la demande de licence déposée par Starlink, le service d’accès à internet par satellite du milliardaire Elon Musk, infligeant ainsi à l’entreprise un second revers en Afrique australe après l’Afrique du Sud.

Dans une publication officielle, l’Autorité de régulation des communications de Namibie (CRAN) a indiqué que la requête avait été soumise par la filiale locale, Starlink Internet Services Namibia (Pty) Limited. Sans détailler les motifs précis de sa décision, le régulateur s’est contenté de préciser que « les raisons complètes peuvent être demandées auprès de l’autorité ».

Toutefois, le communiqué souligne un élément notable : la filiale namibienne ne comporte aucune participation locale. Un point susceptible d’avoir pesé dans l’évaluation du dossier, à l’heure où plusieurs pays de la région renforcent leurs exigences en matière d’ancrage national et de redistribution économique.

Starlink, entreprise américaine spécialisée dans l’internet à haut débit via une constellation de satellites en orbite basse, met en avant sa capacité à connecter les zones reculées. Sur son site, elle affirme vouloir nouer des partenariats locaux en Namibie afin de stimuler l’emploi et les opportunités économiques.

Ce refus s’inscrit dans une dynamique régionale plus large. En Afrique du Sud, le groupe n’a pas davantage obtenu l’autorisation d’opérer, confronté à une réglementation imposant aux entreprises de télécommunications, y compris celles à capitaux étrangers, de céder 30 % de leur capital à des groupes historiquement défavorisés. Cette politique vise à corriger les inégalités héritées de l’apartheid.

Originaire d’Afrique du Sud, Elon Musk s’est publiquement opposé à ces exigences, qualifiant les règles de discrimination positive de « ouvertement racistes ». Une position qui complique les perspectives d’expansion de Starlink dans la région, où les impératifs de souveraineté économique et d’inclusion demeurent centraux.

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