À Djibouti, le suspense semble déjà levé avant même le vote. Le président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, ne fera face qu’à un seul adversaire lors de l’élection du 10 avril.
Djibouti : un scrutin joué d’avance selon les observateurs
À 78 ans, le chef de l’État brigue un sixième mandat, rendu possible après une modification de la Constitution supprimant la limite d’âge.
En face, un candidat peu connu : Mohamed Farah Samatar, ancien membre du parti au pouvoir. Son mouvement ne dispose d’aucun siège au Parlement.
Dans ce petit pays stratégique de la Corne de l’Afrique, qui accueille des bases militaires américaines, chinoises et françaises, l’issue du scrutin ne fait guère de doute selon plusieurs observateurs.
Le président sortant avait déjà été réélu avec plus de 97 % des voix en 2021.
Plusieurs figures de l’opposition dénoncent un recul démocratique. L’un d’eux affirme ne pas avoir pu se présenter faute de garanties de sécurité.
Les ONG, elles, pointent régulièrement des restrictions des libertés, estimant que les élections ne sont pas véritablement libres dans le pays.,