AES : au moins 12 morts dans une présumée attaque terroriste au Burkina

Des manifestants dans les rues de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le 27 novembre 2021   -  
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Des djihadistes présumés ont attaqué un village au Burkina Faso, tuant au moins 12 civils, dont neuf membres d'une force de volontaires qui soutient l'armée, ont indiqué mardi des sources locales et sécuritaires.

Ce pays d'Afrique de l'Ouest, dirigé par une junte militaire depuis le coup d'État de 2022, est confronté depuis plus d'une décennie à des violences meurtrières perpétrées par des djihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique.

Une série d'attaques a été perpétrée samedi et dimanche contre l'armée et la force de volontaires civils (VDP) dans différentes régions du pays, a indiqué une source sécuritaire.

Lors d'une de ces attaques, des "terroristes" ont pris d'assaut dimanche le village de Dourtenga, situé dans le centre-est du pays, tuant neuf membres de la VDP, dont leur chef, a déclaré un responsable local à l'AFP. Une femme figurait parmi les trois autres personnes tuées, a précisé la source.

"Ils ont causé des dégâts dans le village, pillant plusieurs magasins et en incendiant d’autres", a déclaré un habitant, ajoutant que l’attaque et les échanges de tirs avaient duré plus d’une heure."Le calme est revenu, mais depuis hier (lundi), de nombreuses personnes fuient le village par crainte d’une nouvelle incursion", a déclaré l’habitant.

Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda et connu sous son acronyme arabe JNIM, a revendiqué le mois dernier plusieurs attaques contre l'armée et les forces de volontaires. Selon l'observatoire des conflits ACLED, plus de 130 personnes ont été tuées en une dizaine de jours.

Malgré le nombre croissant d'attaques, la junte militaire affirme avoir repris près des trois quarts du territoire et réinstallé dans leurs régions d'origine plus d'un million de personnes qui avaient fui les violences.

Mais selon des experts régionaux, le Burkina n'a pas brisé la spirale de violence qui a fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils et les soldats depuis 2015, dont plus de la moitié au cours des trois dernières années, selon l'ACLED.

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