Au Soudan du Sud, les forces gouvernementales annoncent la reprise de la ville d'Akobo, jusqu’ici contrôlée par la rébellion.
L'armée sud-soudanaise reprend la ville d'Akobo
Akobo, dans l'État oriental de Jonglei, est le dernier point chaud en date. Vendredi, l'armée a ordonné aux agences d'aide étrangères d'évacuer la ville avant une offensive visant à rétablir le contrôle du gouvernement.
L'opposition a déclaré dans un communiqué que ses forces avaient "stratégiquement évacué la ville pour attirer" l'armée et ses alliés à Akobo, puis les avait attaqués mardi, entraînant leur "défaite". Elle a déclaré qu'elle contrôlait toujours le siège du comté, rejetant une déclaration antérieure de l'armée selon laquelle elle avait réinstallé le commissaire "légitime" de la région.
Une source au sein d'une agence de sécurité au Soudan du Sud a confirmé à l'AFP que l'armée était entrée dans Akobo mardi et que des combats avaient éclaté dans toute la ville. Quelque 200 000 personnes ont été déplacées vers la ville voisine de Tiergol, à la frontière éthiopienne, où aucune ONG n'est présente pour fournir une aide humanitaire, a déclaré la source.
Les Nations unies ont refusé d'évacuer Akobo, mais des ONG telles que Médecins sans frontières (MSF) ont été contraintes de partir samedi et affirment que leurs installations sanitaires ont été pillées pendant le week-end.
Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en 2011, mais est rapidement tombé dans la guerre civile et reste en proie à une extrême pauvreté et à la corruption.
L'accord de partage du pouvoir conclu en 2018 entre le président Salva Kiir et son rival de longue date Riek Machar s'est effondré depuis début 2025, avec des affrontements dans plusieurs régions et la crainte d'un retour à une guerre totale.