Soudan du Sud : des milliers de déplacés par les combats à Akobo

Des personnes déplacées à l'intérieur du pays se rassemblent dans l'enceinte d'une église à Akobo, dans l'État de Jonglei, au Soudan du Sud, 21 février 2026   -  
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Des centaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter Akobo au Soudan du Sud, en raison d’affrontements entre le gouvernement et l'opposition survenus mercredi.

Située dans l'État oriental de Jonglei, la ville d’Akobo est contrôlée par l’opposition. Cette dernière a déclaré dans un communiqué que ses forces avaient « stratégiquement évacué la ville pour attirer » l'armée et ses alliés à Akobo, puis les avait attaqués mardi, entraînant leur « défaite ».

Elle a déclaré qu'elle contrôlait toujours le siège du comté, rejetant une déclaration antérieure de l'armée selon laquelle elle avait réinstallé le commissaire « légitime » de la région.

Vendredi, l'armée a ordonné aux agences d'aide étrangères d'évacuer la ville avant une offensive visant à rétablir le contrôle du gouvernement à Akobo, des combats ont ensuite éclaté dans toute la ville. 

Quelque 200 000 personnes ont été déplacées vers la ville voisine de Tiergol, à la frontière éthiopienne, où aucune ONG n'est présente pour fournir une aide humanitaire, a déclaré une source à l'AFP. Les communications étant limitées, il a été difficile de confirmer les événements sur le terrain.

Les Nations unies ont refusé d'évacuer Akobo, mais des ONG telles que Médecins sans frontières (MSF) ont été contraintes de partir samedi et affirment que leurs installations sanitaires ont été pillées pendant le week-end.  

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en 2011, mais a rapidement sombré dans la guerre civile. L'accord de partage du pouvoir conclu en 2018 entre le président Salva Kiir et son rival de longue date Riek Machar s'est effondré depuis début 2025, avec des affrontements dans plusieurs régions et la crainte d'un retour à une guerre totale.

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