Égypte : hausse des carburants et aides sociales renforcées face à la crise

Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly à Beyrouth, au Liban, le 19 décembre 2025.   -  
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Le gouvernement égyptien a annoncé une augmentation des prix des carburants pouvant atteindre 30 %, tout en prolongeant les aides destinées aux ménages modestes et en réaffirmant son engagement à garantir l’approvisionnement énergétique dans un contexte de tensions régionales.

Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre Mostafa Madbouly a précisé que ces décisions avaient été prises dans un contexte exceptionnel et qu’elles seraient susceptibles d’être réévaluées une fois la situation stabilisée. « L’État a agi rapidement pour rationaliser les dépenses et appliquer une forme d’austérité ciblée sur certains postes budgétaires », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Égypte est aujourd’hui mieux préparée pour affronter cette crise que lors des précédentes.

Dans le détail, le diesel, largement utilisé dans les transports publics, a augmenté de plus de 17 %, tandis que l’essence à 92 et 95 octanes a progressé d’environ 14 à 15 %. Selon le gouvernement, ces ajustements répondent à la volatilité des marchés mondiaux de l’énergie, accentuée par le conflit au Moyen-Orient.

Pour limiter l’impact sur les populations les plus vulnérables, l’exécutif a prolongé les allocations et subventions existantes. Parmi elles figure une aide exceptionnelle versée aux ménages modestes, ainsi que le maintien de subventions sur certains produits de première nécessité jusqu’à l’Aïd al-Adha. Le ministre du Pétrole, Karim Badawi, a souligné que l’État continue de supporter une part importante du coût de l’énergie, notamment pour le gaz butane, le diesel et l’essence.

Dans un contexte régional tendu, le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a souligné que le conflit ne se limite pas à un seul pays et que les attaques contre des États alliés, comme la Jordanie, l’Irak ou la Turquie, sont « inacceptables et totalement répréhensibles ». Il a rappelé que l’Égypte observe avec vigilance l’évolution de la situation et reste engagée dans des efforts diplomatiques pour protéger la stabilité de la région.

Enfin, le gouvernement a annoncé des mesures de rationalisation des dépenses publiques, telles que la réduction des déplacements officiels à l’étranger et un encadrement strict de la consommation de carburant, tout en rappelant que ces décisions sont temporaires et liées à la situation géopolitique actuelle.

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