L'Iran et les États-Unis ont mené jeudi des négociations indirectes pendant plusieurs heures au sujet du programme nucléaire de Téhéran, sans parvenir à un accord.
Nucléaire : pas d'accord entre l'Iran et les États-Unis à Genève
L’échec laisse planer la menace d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient alors que les États-Unis ont rassemblé une flotte massive d'avions et de navires de guerre dans la région.
Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi, qui a servi de médiateur lors des pourparlers à Genève, a déclaré qu'il y avait eu « des progrès significatifs dans les négociations » sans donner plus de détails.
Seulement, juste avant la fin des pourparlers, la télévision d'État iranienne a rapporté que Téhéran était déterminé à poursuivre l'enrichissement d'uranium, rejetant les propositions de transfert à l'étranger tout en demandant la levée des sanctions internationales.
Trump souhaite un accord visant à limiter le programme nucléaire iranien, et il voit une opportunité alors que le pays est en proie à des dissensions croissantes à la suite de manifestations nationales.
L'Iran espère également éviter la guerre, mais maintient qu'il a le droit d'enrichir de l'uranium et ne souhaite pas discuter d'autres questions, telles que son programme de missiles à longue portée ou son soutien à des groupes armés comme le Hamas et le Hezbollah.
Les discussions techniques doivent se poursuivre la semaine prochaine à Vienne, siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique. L'agence de surveillance nucléaire des Nations unies devrait jouer un rôle essentiel dans tout accord.