Mardi, l'ONU a demandé des « garanties de sécurité » aux parties belligérantes dans l'est de la République démocratique du Congo afin de permettre à ses soldats d'utiliser un aéroport stratégique pour surveiller le cessez-le-feu prévu.
RDC : l'ONU demande des « garanties de sécurité » aux parties belligérantes
L'est de la RDC, en proie à des conflits, connaît une recrudescence des combats depuis fin 2021, liée à la résurgence du groupe armé M23 soutenu par le Rwanda.
"La condition préalable, c'est qu'on ait des garanties de sécurité de la part de tous les acteurs sur le terrain. Qu'on ait pas de risque, qu'on n'envoie pas et on le fera pas bien entendu, nos hélicoptères volés avec nos personnels, avec des risques de brouillage, comme ça s'est produit, des risques de drones dans le voisinage immédiat de nos hélicos, etc, etc." , a déclaré Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations Unies.
La RDC et le Rwanda voisin ont signé un accord de paix en décembre à Washington, mais cela n'a pas mis fin aux combats.
"Nous ne sommes pas encore et même loin de là dans une situation où il y a un cessez-le-feu effectif à l'Est, mais il y a une situation à Uvira où le M23 s'est désengagé de la ville, même s'il reste à proximité de celle-ci, les autorités congolaises, l'Etat congolais est en train de redéployer sa présence.", a indiqué Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations Unies.
La RDC et le Rwanda voisin ont signé un accord de paix en décembre à Washington, mais cela n'a pas mis fin aux combats. L'accord prévoit que la mission des Nations unies en RDC (MONUSCO) surveille les événements sur le terrain en vue de mettre en œuvre un cessez-le-feu plus permanent.
La mission devrait être déployée dans les prochaines semaines à Uvira, une ville située à la frontière avec le Burundi que le M23 a prise en décembre avant de se retirer sous la pression des États-Unis.