En visite officielle au Kenya, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Salih, a appelé à un renforcement urgent de la solidarité internationale afin d’apporter des solutions durables aux réfugiés.
Kenya : le HCR encourage une approche axée sur l’autonomie des réfugiés
Après s’être rendu au camp de Kakuma, dans le nord du pays, il a salué l’engagement du Kenya, qui accueille plus de 800 000 réfugiés. « Le camp de Kakuma reflète, certes, des conditions de vie extrêmement difficiles. Certaines personnes y vivent depuis plus d'une décennie. Mais ce camp offre également un bel exemple d'inclusion et de générosité de la part du pays d'accueil », a déclaré Barham Salih. « Ce modèle sert de pilier pour la défense des droits et montre la voie du progrès social, en proposant des solutions durables pour aider les réfugiés à sortir d’une dépendance prolongée à l’aide humanitaire. »
À Kakuma, l’inclusion des réfugiés passe par l’accès au travail, à l’éducation et aux services essentiels. Pour le Haut Commissaire, l’aide humanitaire doit d’abord permettre aux réfugiés de reprendre le contrôle de leur avenir. « À mon avis, aider les réfugiés, c’est les aider à sortir de cette dépendance et non pas la créer. Maintenir cette dépendance constitue, selon moi, une violation de leurs droits fondamentaux et de leur dignité. Ils méritent d'être inclus et qu’on les aide à devenir des membres productifs de la communauté humaine », a-t-il ajouté.
Barham Salih a également alerté sur la grave crise de financement qui touche l’aide humanitaire au Kenya. Moins d’un quart du budget requis du HCR a été financé, provoquant des réductions dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation et la protection. Le Haut Commissaire a appelé les donateurs, les institutions financières internationales et le secteur privé à soutenir le plan Shirika, afin de préserver les acquis et d’assurer un avenir plus digne aux réfugiés et aux communautés d’accueil.