Mali : la CEDEAO repart sans accord sur la durée de la transition

L'ancien président nigérian et envoyé spécial de la CEDEAO pour une mission de médiation, Jonathan Goodluck, arrive à Bamako le 25 mai 2021   -  
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En mission au Mali pour déterminer une durée de transition et une date pour les élections, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur de la Cédéao a quitté le pays sans accord ce dimanche.

Après deux jours à Bamako la capitale, les discussions entre la junte malienne au pouvoir et la délégation de la communauté économique des états d’Afrique de l’ouest en vue d’un retour d’un pouvoir civil au Mali n’ont pas abouti.

Le gouvernement militaire malien, installé à la tête du pays depuis le coup d’état d’août 2020 et intronisé après le deuxième putsch en mai 2021, affirme avoir déterminé un délai de 36 mois pour la transition, hors cette proposition a été fermement refusée par le médiateur ouest africain.

Selon un communiqué publié dimanche soir, le colonel Assimi Goïta dit avoir proposé un délai de 29 mois ramené ensuite à 24 mois de transition. La délégation n’a pas accepté cette nouvelle proposition.

Un comité technique de la Cédéao avait proposé l’organisation de scrutins dans un délai de 12 ou 16 mois avec l'aide d'une Autorité indépendante de gestion des élections.

La junte malienne s’était engagée à tenir des élections en février 2022, mais au lieu de cela, elle a proposé une transition de quatre ans.

La Cédéao a puni ce projet en imposant des sanctions au Mali, comprenant la fermeture des frontières avec le pays de l’organisation régionale et un embargo sur les échanges commerciaux et transactions financières notamment.

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