Bissau : un essai clinique dangereux pour les nourrissons abandonné

23 mai 2012, la sage-femme en chef Maria Antoneta Cabral Barbosa tient dans ses bras un petit garçon à Gabu, en Guinée-Bissau.   -  
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La Guinée-Bissau renonce à un essai clinique controversé sur un vaccin contre l’hépatite B chez les nouveau-nés.

Mené par une équipe danoise et financé par les États-Unis, le projet avait suscité de vives critiques. Plusieurs experts le jugent contraire à l’éthique et potentiellement dangereux pour les nourrissons.

L’étude prévoyait de suivre 14 000 nouveau-nés. La moitié devait être vaccinée dès la naissance, tandis que l’autre moitié ne devait recevoir le vaccin qu’à l’âge de six semaines.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté sur les risques d’une telle approche, notamment les infections chroniques, la cirrhose et le cancer du foie. Elle rappelle que la vaccination dans les 24 heures suivant la naissance est recommandée depuis plusieurs décennies et appliquée dans plus de 115 pays.

La controverse a également provoqué une crise au sein du comité d’éthique de l’Université du Danemark du Sud, à Odense. Six de ses quinze membres ont démissionné pour protester contre la validation de l’étude, approuvée lors d’un vote le 30 septembre.

De son côté, le gouvernement bissau-guinéen a interdit les essais cliniques de vaccins impliquant des enfants. La police a également saisi un stock de vaccins au centre de recherche au cœur de la polémique.

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