Alors que le conflit s'intensifie en Ethiopie, le TPLF affirme avoir tué 500 soldats et en avoir blessé 800 lors d’affrontements avec les forces du gouvernement fédéral et les milices alliées dans la région du Tigré, au nord du pays.
Tigré : les rebelles affirment avoir tué 500 soldats éthiopiens et blessé 800 autres
Le groupe rebelle a indiqué que ces pertes avaient eu lieu samedi lors de combats près de la ville historique d’Aksoum.
Il affirme également avoir conquis des territoires et saisi des armes, des munitions, des vivres et du matériel médical au cours de ces affrontements.
De son côté, le gouvernement éthiopien n’a pas encore commenté ces pertes, qui n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
Ces dernières allégations font suite à plusieurs semaines de combats entre les forces fédérales et les combattants du TPLF, ce qui suscite des inquiétudes quant à la reprise d’un conflit à grande échelle dans le nord de l’Éthiopie.
Une escalade qui menace d’aggraver l’instabilité dans une région déjà dévastée par la guerre du Tigré de 2020 à 2022, qui a fait entre 600 000 et 800 000 décès et provoqué le déplacement de millions de personnes.
La reprise des hostilités a également exacerbé les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée voisine, que Addis-Abeba accuse de soutenir des groupes armés opérant au Tigré.
De son côté, le Soudan a accusé l’Éthiopie d’avoir permis le lancement de 70 attaques de drones depuis son territoire entre février et octobre, qui ont tué ou blessé des centaines de civils et de soldats.