Washington accentue la pression sur Kigali, accusé de soutenir le groupe rebelle M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
RDC : les États-Unis sanctionnent le ministère rwandais de la Défense
Selon le Trésor américain, le ministère rwandais de la défense aurait déployé des milliers de soldats aux côtés du M23, et fourni armes, équipements et formation. Washington accuse aussi Kigali de profiter des minerais des zones rebelles. Le Rwanda exporterait davantage qu’il ne produit.
Autre cible, Zigama Credit and Savings Society, une institution financière au service des forces de sécurité rwandaises. Elle aurait facilité des dizaines de millions de dollars de transactions au profit du M23. Les avoirs des entités visées sont gelés aux États-Unis.
Kigali rejette ces accusations. Le gouvernement rwandais affirme que Kinshasa ne respecte pas ses engagements de sécurité, et invoque la présence des FDLR, un groupe armé lié aux auteurs du génocide de 1994. Côté congolais, le ministère des Affaires étrangères salue les sanctions. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Le M23 contrôle notamment Goma et Bukavu, ainsi que des zones minières riches en or et en coltan.
Ces sanctions s’ajoutent à celles de mars contre l’armée rwandaise et ses hauts responsables, puis de juin contre le secteur de l’or.