L’épidémie d’Ebola liée au virus Bundibugyo continue de se propager en Afrique. Partie de la République démocratique du Congo (RDC), elle a touché plusieurs autres pays, dont le Kenya et le Nigeria. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à renforcer la vigilance et la coordination régionale face à une situation épidémique de plus en plus complexe.
Ebola : l’OMS alerte sur une épidémie devenue régionale
"Aujourd’hui, l’épidémie ne se limite plus à un seul endroit. Il s’agit d’un problème régional qui exige une vigilance régionale et une détermination collective. Nous sommes confrontés à un contexte épidémique plus complexe", a déclaré le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Mohamed Yakub Janabi.
"Le Nigeria a confirmé un cas importé de maladie à virus Ebola de Bundibugyo, tandis que le Kenya a signalé neuf cas, dont un décès. En République démocratique du Congo, le virus Ebola s’est propagé dans une huitième province, avec plus de 9 000 cas confirmés et plus de 4 000 décès signalés au 20 octobre", a-t-il ajouté.
Le 20 octobre, le Nigeria a confirmé un cas importé de maladie à virus Bundibugyo chez une femme ayant récemment voyagé depuis l’Ouganda. Le pays est le cinquième à signaler un cas dans le cadre de cette épidémie, après la RDC, l’Ouganda, la France et le Kenya.
Au Kenya, neuf cas confirmés, dont un décès, avaient été signalés au 20 octobre. Les infections sont liées à un premier cas importé de RDC.
La RDC reste le principal foyer de l’épidémie
En République démocratique du Congo, le bilan continue de s’alourdir. Au 21 octobre 2026, le pays avait enregistré 9 704 cas confirmés et 4 687 décès, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
Le virus s’est propagé dans huit provinces du pays. Cette progression complique la réponse sanitaire et renforce les besoins de coordination entre les autorités et les organisations de santé.
À ce jour, aucun vaccin n’est homologué spécifiquement contre le virus Bundibugyo. Les vaccins utilisés contre la souche Zaïre ne sont pas considérés comme suffisamment protecteurs contre ce variant.
Plusieurs candidats vaccins sont à l’étude. Certains sont encore au stade préclinique, tandis que d’autres font l’objet de premières phases d’essais cliniques. Des recherches visent à développer une protection efficace contre cette souche du virus.
Face à l’extension géographique de l’épidémie, l’OMS appelle les pays concernés à maintenir une surveillance renforcée, à améliorer le suivi des personnes contacts et à se tenir prêts à détecter rapidement de nouveaux cas.