À Wedela, au sud-ouest de Johannesburg, le choc est immense. Au lendemain de la fusillade qui a fait au moins 17 morts dans un bar de cette commune, les habitants peinent à comprendre l'ampleur du drame. Beaucoup disent n'avoir jamais été confrontés à un tel niveau de violence et réclament une réponse forte des autorités.
Afrique du Sud : les habitants de Wedela traumatisés après la fusillade de masse
Siyabonga Nondabula, un riverain, explique que le quartier a déjà connu des échanges de tirs liés aux gangs de mineurs clandestins, les « Zama-Zama ». Mais, selon lui, cette attaque marque un tournant. « Que des membres de la communauté soient désormais visés et que plus de 17 personnes aient perdu la vie, c'est du jamais-vu ici. Je me sens très triste et traumatisé », confie-t-il.
Même émotion chez Victor Mangaliso. En entendant les détonations, il a craint pour la vie de sa fille, restée dehors au moment de l'attaque. Soulagé de la voir rentrer saine et sauve, il demande désormais au gouvernement de renforcer durablement la sécurité dans le quartier. À ses yeux, un déploiement de l'armée permettrait de rassurer une population qui vit désormais dans la peur.
Samedi soir, huit hommes armés de fusils AK-47 et de pistolets ont ouvert le feu sur les clients d'un bar de Wedela avant de pénétrer dans l'établissement. L'attaque a fait au moins 17 morts, dont 13 hommes et quatre femmes, ainsi que 15 blessés. Les assaillants ont ensuite pris la fuite et sont toujours recherchés par la police.
La tragédie de Wedela intervient quelques jours après une autre fusillade meurtrière au Cap. Ensemble, ces attaques portent à au moins 27 le nombre de personnes tuées dans des fusillades de masse en Afrique du Sud en l'espace de quelques jours. Une succession de drames qui ravive les inquiétudes dans un pays confronté à une criminalité violente parmi les plus élevées au monde.