Soudan du Sud : les élections de décembre font polémique

Sur cette photo datée du 8 juillet 2016, Riek Machar et Salva Kiir, président du Soudan du Sud, lors d'une conférence de presse au palais présidentiel de Juba.   -  
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Au Soudan du Sud, tous les vice-présidents, ministres et administrateurs locaux ont été démis de leurs fonctions, et les assemblées nationales et régionales ont été dissoutes selon un décret présidentiel publié mardi.  

Cette dissolution intervient au lendemain des modifications apportées à la loi électorale nationale, qui ont permis à Kiir de rester au pouvoir tout en écartant, pendant la période électorale, tous les vice-présidents nommés en vertu de l’accord de paix de 2018.

''Le président Sava Kiir Mayardit a dissous le gouvernement d'unité nationale, ce qui ouvrira la voie à la tenue des toutes premières élections libres et équitables organisées au Soudan du Sud depuis son indépendance'', explique Andrea Mac Mabior, analyste politique.    

Les élections prévues le 22 décembre sont vivement contestées. Elles auront lieu sans une concertation préalable entre le pouvoir et l'opposition, alors que le climat politique reste tendu.    

''Il aurait été préférable que tous les groupes d’opposition et le gouvernement s’assoient autour d’une table pour dialoguer et aborder les divergences et les préoccupations des différentes forces d’opposition. Cela ne s’est pas produit, car l’accord de paix lui-même n’a été que partiellement mis en œuvre. C’est pourquoi les avis restent partagés quant à la tenue ou non d’élections'', souligne l'analyste politique.  

Le gouvernement n’a pratiquement mis en œuvre aucune des conditions préalables énoncées dans un accord de paix de 2018.  Aucun électeur n’a été inscrit, les armées rivales n’ont pas été unifiées et la Constitution tant attendue n’a pas vu le jour. 

Depuis son indépendance du Soudan en 2011, le Soudan du Sud est en proie à l'instabilité. Le chef de l’opposition Riek Machar, est en prison pour trahison. 

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