En République démocratique du Congo, à Kisangani, l'une des dernières zones sanitaires touchées par l'épidémie d'Ebola, les équipes d'intervention ont organisé lundi une séance de sensibilisation à destination des personnes sourdes.
RDC : les personnes sourdes sensibilisées aux risques liés à Ebola
Une initiative pour informer un public particulièrement vulnérable face à l'épidémie. Selon Gloris Esaa, médecin au sein de l'équipe d'intervention contre Ebola en RDC, les personnes sourdes peinent souvent à se faire comprendre à l'hôpital, ce qui peut conduire à une sous-évaluation de leurs symptômes.
Très souvent, lorsqu'elles arrivent à l'hôpital, comme elles sont sourdes, elles ont du mal à se faire comprendre par le médecin qui les examine. Dans le cas de la maladie à virus Ebola, il peut arriver que l'on minimise les symptômes qu'elles présentent, simplement parce qu'elles ont été mal comprises.
La sensibilisation, interprétée en langue des signes par Gilbert Kazingufu, a permis à plusieurs participants de mieux identifier les signes de la maladie.
Selon les chiffres du gouvernement congolais, arrêtés samedi, le pays comptait 7541 cas confirmés et 3639 décès, pour 1823 personnes rétablies. L'épidémie, concentrée dans la province d'Ituri, est considérée comme la plus meurtrière des 17 épisodes d'Ebola recensés en RDC. Selon l'Organisation mondiale de la santé, elle resterait hors de contrôle et pourrait dépasser le bilan de l'épidémie d'Afrique de l'Ouest de 2014-2016, la plus meurtrière jamais enregistrée avec plus de 11 000 morts, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.