L'Irak tourne une page sécuritaire. Bagdad annonce la fin, au 30 septembre, de la mission de la coalition internationale antidjihadiste dirigée par Washington, dont les conseillers sont stationnés dans le nord du pays.
L'Irak met fin à la coalition internationale contre Daech
Le gouvernement irakien affirme être prêt à assumer seul sa sécurité. La présence de la coalition n’est plus nécessaire dans le cadre de la lutte contre Daech (État islamique). Les forces de sécurité irakiennes dans le prolongement du discours prononcé récemment par le commandant en chef ont recommandé de poursuivre le renforcement des capacités, des moyens, de l’armement et des autres aspects techniques et logistiques, en particulier pour la plupart des forces de sécurité. Il existe à ce stade des aspects importants et spécifiques, tels que la défense aérienne, les efforts en matière de renseignement, ainsi que des questions techniques, a expliqué Saad Maan, Chef de la Cellule médiatique des forces de sécurité irakiennes.
Ce retrait s'accompagne d'un ultimatum aux groupes armés. Bagdad appelle les milices à déposer les armes, alors que l'Irak reste exposé aux tensions régionales. Mais pour les analystes, le désarmement demeure le principal obstacle : mais même s’il existe un risque que la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël s’intensifie à nouveau, je pense que ces groupes pro iraniens ne vont pas disparaître. Il est certain que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ne veut pas renoncer à cette carte ; tant qu’il n’y aura pas de règlement avec les États-Unis, tant qu’il n’y aura pas une sorte d’accord ou de compromis, je pense qu’il est hautement improbable de voir l’un de ces groupes se désarmer volontairement, souligne Sajad Jiyad, Chercheur senior non résident au Center for International Policy.
Amorcée dès 2024, la fin de cette coalition doit désormais ouvrir la voie à des partenariats bilatéraux entre l'Irak et les pays membres de l'alliance formée en 2014 contre le groupe État islamique.