Après des décennies de forte dépendance au pétrole et au gaz, l’Algérie cherche à diversifier son économie en développant l’industrie, l’agriculture, les services et le secteur minier.
Algérie : le pari de la diversification économique [Business Africa]
Les premiers résultats sont visibles. En 2024, l’activité hors hydrocarbures a progressé de 4,8 %, avant d’atteindre une croissance de 5,4 % au premier semestre 2025. Les autorités misent notamment sur l’agroalimentaire, l’industrie manufacturière, les infrastructures et les mines, tout en cherchant à attirer davantage d’investissements privés.
L’objectif est également d’accroître les exportations hors hydrocarbures afin de réduire progressivement le poids des recettes énergétiques.
Malgré ces avancées, le pétrole et le gaz restent essentiels aux exportations et aux finances publiques. Une baisse des revenus énergétiques continue donc de fragiliser les équilibres budgétaires.
Selon le FMI, le déficit public a dépassé 10 % du PIB en 2025, tandis que la dette publique a franchi la barre des 50 %.
L’Algérie fait ainsi face à un double défi : accélérer la diversification de son économie tout en réduisant sa dépendance aux hydrocarbures, dans un contexte marqué par la transition énergétique mondiale.
Soudan : le solaire, une économie de survie
À Khartoum et Omdourman, l’énergie solaire s’impose comme une solution face à l’effondrement du réseau électrique, fortement endommagé par la guerre. Un marché en plein essor, mais encore inaccessible à une grande partie de la population.
L’installation d’un système solaire domestique peut coûter près de 5 000 dollars, alors que les équipements sont importés et que la monnaie soudanaise se déprécie. Pour les ménages qui en ont les moyens, les panneaux permettent de maintenir un minimum d’activité malgré des coupures pouvant atteindre seize heures.
Pour les autres, le manque d’électricité pèse lourdement sur le quotidien. Commerces, écoles, hôpitaux et pharmacies sont directement touchés. Les interruptions prolongées compliquent notamment la conservation des médicaments sensibles à la chaleur, comme l’insuline.
Les dommages infligés au réseau électrique sont estimés à trois milliards de dollars. Malgré son important potentiel solaire, le Soudan reste confronté à un obstacle majeur : le coût d'une énergie devenue essentielle à la vie quotidienne.
RDC : les festivals, tremplins pour les jeunes restaurateurs
À Kinshasa, les festivals gastronomiques deviennent une vitrine pour de jeunes entrepreneurs qui cherchent à développer leur clientèle et à faire connaître leurs produits.
À Ngaliema, Rashidi Kandolo, créateur du restaurant mobile Wokin Good, tente encore de consolider son activité, onze mois après son lancement. Gestion des stocks, approvisionnement et fidélisation des clients figurent parmi ses principaux défis. Pour gagner en visibilité, il participe régulièrement à des événements culturels et gastronomiques.
La Congo Food Week offre justement cette opportunité. Pendant deux week-ends, de jeunes restaurateurs peuvent présenter leurs spécialités à des milliers de visiteurs et nouer de nouveaux contacts commerciaux.
Installée depuis six mois à Matonge, Merveille Mayembe, créatrice de Nganda Ya Pasta, affirme avoir rencontré de nouveaux clients et reçu plusieurs demandes de livraison grâce au festival.
Au-delà de la promotion des jeunes entreprises, cette sixième édition affiche également une dimension solidaire. Les recettes doivent contribuer à une action en faveur des déplacés du Sud-Kivu réfugiés dans le Tanganyika.
À Kinshasa, ces festivals s’imposent ainsi comme des espaces de visibilité, de prospection et de solidarité pour une nouvelle génération d’entrepreneurs de la restauration.