RDC : le difficile travail des équipes chargées d'inhumer les victimes d'Ebola

Funérailles de Neema Minaro, une femme de 66 ans décédée des suites du virus Ebola, à Bunia, au Congo, le 2 septembre 2026.   -  
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Enterrer les victimes d’Ebola, une équation difficile en République démocratique du Congo. Alors que les décès explosent, à Rwankole, en Ituri, les équipes en charge des enterrements sont soumises à rythme infernal.

 Selon les données gouvernementales publiées mercredi, l’épidémie d’Ebola qui sévit dans le pays a fait plus de 3 000 morts sur plus de 6 000 cas confirmés.  

''Les enterrements pendant cette épidémie d'Ebola sont très compliqués. Nous sommes dans une course contre la montre, et il y a beaucoup de décès, tant de personnes meurent'', a dit Benjamin Muhindo, membre de l'équipe ''Enterrements dignes et sûrs''.

Des décès par exposition au virus, alors que ces professionnels sont rejetés par leurs communautés et subissent par ailleurs les agressions de personnes exigeant la restitution des corps de leurs proches afin de pouvoir les enterrer selon les coutumes locales.  

''La plupart du temps, nous sommes confrontés à des menaces, et la plupart du temps, ces menaces sont verbales. Il arrive aussi souvent qu’elles soient physiques, mais c’est moins fréquent, car, au fil du temps, les gens commencent à comprendre de quoi il s’agit.'', a raconté Adolphe Yuma Tumba, membre de l’équipe  ''Enterrements dignes et sûrs''.

C’est dans ce contexte qu’un nouveau cas d’Ebola a été enregistré à Lubero, au Nord-Kivu, zone contrôlée par les rebelles de l’AFC/M23, a indiqué le groupe, plus de deux mois après avoir déclaré la fin de l’épidémie sur le territoire qu’il détient. 

 

 

 

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