Les autorités soudanaises ont annoncé la levée de l’état d’urgence et du couvre-feu à Khartoum, en vigueur depuis plus de deux ans. Une nouvelle étape vers un retour progressif à la normale dans la capitale, alors que la guerre se poursuit dans plusieurs régions du pays.
Soudan : Khartoum lève l’état d’urgence et le couvre-feu
La décision, annoncée le 27 août par le Comité de sécurité de l’État de Khartoum, permet désormais aux habitants de circuler et de travailler à toute heure.
Les mesures de sécurité ne disparaissent toutefois pas complètement. Des patrouilles et des points de contrôle restent en place, tandis que les habitants sont invités à conserver leurs documents d’identité sur eux, notamment lors de leurs déplacements nocturnes.
L’entrée des étrangers reste réglementée
Les autorités maintiennent également des restrictions concernant l’accès à l’État de Khartoum pour les ressortissants étrangers. Ceux-ci doivent disposer des visas ou autorisations nécessaires pour entrer dans la capitale par bus, train ou véhicule privé.
La levée de l’état d’urgence intervient dans le cadre d’une série de mesures destinées à rétablir progressivement le fonctionnement de la capitale. Le gouvernement soudanais, qui avait transféré ses activités à Port-Soudan pendant les combats, est revenu à Khartoum en janvier 2026.
Les activités humanitaires reprennent également progressivement, tandis que l’aéroport de la capitale a recommencé à accueillir des vols.
Une capitale encore profondément marquée par la guerre
Malgré ces signes de normalisation, les conséquences du conflit restent visibles. De nombreuses infrastructures ont été détruites et l’accès aux services essentiels demeure difficile dans plusieurs quartiers. Les coupures d’électricité peuvent notamment durer de longues heures.
Un grand nombre de personnes déplacées par les combats sont néanmoins revenues dans la capitale au cours des derniers mois.
La guerre au Soudan a éclaté en avril 2023, opposant l’armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et contraint des millions de personnes à fuir leur foyer.
Malgré la levée des restrictions à Khartoum, le retour à une vie normale reste donc encore lointain pour une population confrontée aux conséquences de plus de trois années de guerre.