Le gouvernement guinéen a annoncé la mort de 30 personnes à la suite de l'effondrement d’une décharge sur des habitations de Conakry la capitale.
Guinée : colère à Conakry après l'éboulement meurtrier d'une décharge
L'incident est survenu dimanche à 2 heures du matin dans le quartier de Dar-es-Salam à la périphérie de la ville après de fortes pluies. Six autres personnes ont été grièvement blessées.
"Vers 3 heures du matin, 2 heures du matin, on a entendu un bruit de glissement, un cri dehors. Tout le monde criait, j’ai appelé ma femme : « On ne peut pas rester dans la maison, les gens crient dehors, sortons. » Quand on est sortis, ça ne faisait même pas deux ou trois minutes", a expliqué Aboubacar Camara, survivant de l’effondrement de la décharge.
Des pelleteuses ont participé à une opération de recherche et de sauvetage dans la décharge effondrée.
"Nous, les jeunes de Dar es Salam, avons fait tout ce que nous pouvions pour empêcher cela, mais cela n’a pas empêché le glissement de terrain de se produire, car nous avons organisé des sit-in, nous avons organisé des sacrifices, nous avons invité les responsables des services concernés, mais ils n’ont pas pris cela au sérieux. C’est pourquoi aujourd’hui, face à ce glissement de terrain, je tiens l’État pour responsable, car il n’a pas pris les mesures nécessaires pour faire fermer la décharge. Et pourtant, ils nous l’avaient promis ; cela fait maintenant un an", a déploré Abou Hamza, militant et habitant du quartier de Dar-es-Salam.
Ces derniers jours, le gouvernement avait ordonné l'évacuation des personnes se trouvant à proximité du site par crainte d'un effondrement.