Au Nigeria, la campagne pour l’élection présidentielle du 16 janvier est officiellement lancée. Le président Bola Tinubu brigue un second mandat face à 18 candidats d’opposition, dans un pays confronté à une grave crise économique et sécuritaire.
Nigeria : la campagne présidentielle débute face à une opposition divisée
La compétition devrait principalement opposer trois hommes. Face au président sortant se présentent Atiku Abubakar, ancien vice-président et candidat régulier à la magistrature suprême, ainsi que Peter Obi, ancien gouverneur particulièrement populaire auprès des jeunes.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2023, Bola Tinubu a engagé d’importantes réformes, notamment la suppression des subventions sur les carburants et la libéralisation du naira. Saluées par les investisseurs, ces mesures ont cependant entraîné une forte dévaluation de la monnaie et une flambée des prix. L’inflation, le chômage, la pauvreté et l’insécurité alimentent aujourd’hui le mécontentement des électeurs.
Mais la division de l’opposition pourrait favoriser le chef de l’État. La coalition formée en 2025 pour le battre s’est effondrée avant même le début de la campagne.
Bola Tinubu a également consolidé son pouvoir grâce au ralliement d’anciens responsables de l’opposition. Trente et un des 36 gouverneurs du pays appartiennent désormais à son parti, le Congrès des progressistes. Une situation qui alimente les craintes de voir le Nigeria évoluer vers un système dominé par un seul parti.