Au moins 19 éléphants sont morts depuis juin dans le sud du Kenya, principalement des femelles et de jeunes mâles. Les animaux présentaient des symptômes similaires, notamment une paralysie partielle, mais l’origine exacte de cette mortalité reste incertaine.
Kenya : une mystérieuse affection décime les éléphants
Fin juillet, le Kenya Wildlife Service (KWS) a annoncé avoir détecté de fortes concentrations de cyanure dans certaines carcasses. Les autorités ont alors évoqué une possible intoxication liée à des produits agricoles utilisés à proximité des zones fréquentées par les éléphants.
Cette hypothèse est toutefois contestée par plusieurs responsables locaux et défenseurs de la faune. Ils soulignent notamment que des hyènes et des vautours ont consommé les carcasses sans mourir, tandis qu’aucune mortalité similaire n’a été constatée parmi le bétail. Le 7 août, le KWS a également indiqué que les éléments disponibles ne révélaient pas de maladie infectieuse ou transmissible.
Les communautés locales demandent désormais une enquête approfondie. Dans la réserve de Kimana, des carcasses récentes ont encore été observées, dont celles d’un jeune éléphanteau et d’une femelle gestante.
Ces décès inquiètent particulièrement dans l’écosystème d’Amboseli, où les éléphants constituent une attraction majeure et contribuent à l’activité touristique locale. Tant que la cause n’est pas clairement établie, les responsables de la conservation redoutent de nouvelles pertes.