À Seal Beach, à 45 km au sud-est du centre-ville de Los Angeles, le chercheur Chris Lowe et son équipe en ont capturé des dizaines, qu’ils ont mesurées et marquées avant de les relâcher. Lowe estime que plus de 16 000 raies pastenagues peuvent se rassembler en une seule journée sur une zone de la taille d’un terrain de football. L’espèce se concentre sur ce site depuis au moins soixante ans, favorisée par les eaux chaudes rejetées par une centrale électrique voisine et par des sédiments fins qui offrent un habitat adapté.
Californie: la flambée de raies pastenagues entraîne un record de blessures
Cette augmentation se fait aussi sentir chez les baigneurs. Deux plages d’État près de Huntington Beach ont déjà recensé plus de 3 100 incidents de piqûres depuis le début de l’année 2026, soit environ le double du total enregistré sur l’ensemble de l’année 2025. Selon Chris Lowe, le sud de la Californie enregistre le plus grand nombre de blessures causées par des raies pastenagues, en grande partie parce que les raies pastenagues rondes s’enfouissent dans le sable et peuvent piquer lorsque les gens leur marchent dessus. Il s’attend à ce que les incidents augmentent à mesure que le phénomène El Niño réchauffe les eaux côtières et entraîne vers le nord, depuis la Basse-Californie, davantage de raies subtropicales.
Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration, une vague de chaleur marine persiste déjà au large de certaines parties de la côte ouest des États-Unis depuis une durée inhabituellement longue.