L'activité économique au marché de Bunia, épicentre de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, restait affectée mardi, alors que le virus a fait plus de 2 000 morts.
RDC : à Bunia, Ebola frappe aussi l’économie locale
Jeanine Ngavele, vendeuse de choux-fleurs, explique qu'elle gagnait bien sa vie avant l'arrivée d'Ebola.
« Mais maintenant, Ebola a bouleversé nos vies et les gens achètent beaucoup moins qu'avant. Nos marchandises ne se vendent plus et notre capital diminue », ajoute-t-elle.
Les données publiées dans la nuit de lundi à mardi font état de 4 381 cas confirmés au total, dont 2 011 décès.
Au total, 704 patients sont hospitalisés et placés en isolement.
Cette épidémie d'Ebola se distingue de la plupart des précédentes, car le virus rare de Bundibugyo qui en est responsable ne dispose d'aucun vaccin ni traitement homologué.
L'actuelle épidémie a été déclarée le 15 mai, mais les autorités sanitaires indiquent que le séquençage a montré qu'elle avait commencé plusieurs mois auparavant, en février.
Alors qu'il avait fallu environ neuf semaines pour que l'épidémie atteigne les 1 000 premiers décès, il n'a fallu qu'environ trois semaines pour que ce bilan double, signe que la crise sanitaire progresse plus vite que les efforts déployés pour la suivre et la maîtriser.