À deux jours de l'élection présidentielle du 19 juillet, la campagne s'achève à São Tomé-et-Príncipe avec quatre candidats actifs en lice, après le retrait de l'ancien Premier ministre Jorge Bom Jesus. Si la Cour constitutionnelle avait initialement validé cinq candidatures, le nom de ce dernier figurera néanmoins sur les bulletins de vote, son désistement étant intervenu hors du délai légal.
São Tomé-et-Príncipe : 4 candidats en lice pour la présidentielle
La campagne pour l'élection présidentielle du 19 juillet s'achève ce vendredi à São Tomé-et-Príncipe, avant une journée de silence électoral samedi. Le scrutin se déroulera sous la supervision de plusieurs missions internationales d'observation, notamment de l'Union européenne, de l'Union africaine et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).
Le Tribunal constitutionnel avait validé, le 16 juin, cinq des six candidatures déposées, rejetant uniquement celle de l'homme d'affaires et député Nino Monteiro pour des motifs liés à son origine familiale et à des irrégularités relevées dans son dossier. Son parti, le MCI-PS/PUN, a dénoncé une décision discriminatoire et introduit un recours.
Depuis, le paysage électoral s'est resserré. L'ancien Premier ministre Jorge Bom Jesus a annoncé son retrait de la course après la validation officielle des candidatures. Ce désistement étant intervenu hors du délai prévu par la loi, son nom demeure inscrit sur le bulletin de vote, mais il a cessé toute activité de campagne. Dans les faits, quatre candidats briguent désormais la magistrature suprême : le président sortant Carlos Vila Nova, candidat à un second mandat, Nito D'Abreu, député de l'Alternative démocratique indépendante (ADI), ainsi que les juristes Eugénio Tiny et Miques João Bonfim.
La fin de campagne est dominée par l'affrontement entre Carlos Vila Nova et Nito D'Abreu, les deux principaux protagonistes du scrutin. Les deux candidats tiennent leurs derniers meetings à São Tomé, tandis que les deux autres prétendants ont mené une campagne beaucoup plus discrète.
Selon les données définitives de la Commission électorale nationale (CEN), 142 191 électeurs sont inscrits sur les listes électorales, dont 121 670 dans l'archipel et 20 521 au sein de la diaspora, appelée elle aussi à participer au vote.
Au-delà du choix du prochain chef de l'État, ce scrutin est suivi avec attention par les partenaires internationaux d'un pays qui nourrit de fortes attentes autour de ses ressources pétrolières offshore, sans disposer encore d'une production commerciale d'hydrocarbures. L'élection ouvre également une séquence électorale qui se poursuivra avec les élections législatives, locales et régionales prévues le 27 septembre.