Des bouquets de fleurs ont été déposés ce 14 juillet devant le bar Rong Beer Na Lat Phrao, ravagé par les flammes, tandis que les experts de la police scientifique poursuivent leurs investigations dans les décombres. Sur la scène, une batterie entièrement calcinée témoigne encore de la violence de l'incendie.
Incendie à Bangkok : des lacunes de sécurité pointées du doigt après le drame
Le feu, qui s'est déclaré peu avant minuit dimanche 12 juillet, a fait au moins 27 morts et une soixantaine de blessés, selon les autorités. Parmi les victimes figurent deux membres du groupe de reprises Tosakan, la claviériste Kwang et la chanteuse Breeze. Leur collègue et compagnon, le chanteur Athipat Wijarn, a raconté avoir réussi à sortir le corps de cette dernière de l'établissement plongé dans l'obscurité et envahi par une épaisse fumée.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si une issue de secours était obstruée et examinent l’installation électrique de ce bâtiment vieux d’environ cinquante ans.
Des témoins et des musiciens présents lors du concert ont rapporté de la fumée s’échappant d’un disjoncteur près de la scène avant la propagation rapide des flammes, ce qui oriente les premières pistes vers un court-circuit ou une défaillance électrique.
Les premières constatations mentionnent également des manquements possibles aux normes : absence d’extincteurs accessibles, matériaux d’aménagement intérieurs fortement inflammables et sorties de secours verrouillées ou insuffisantes pour évacuer la clientèle rapidement. Les autorités locales ont ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités du propriétaire et des contrôles administratifs, tandis que le Premier ministre a annoncé le déploiement d’inspections renforcées dans les établissements nocturnes de la capitale.
Il s'agit de l'incendie le plus meurtrier en Thaïlande depuis celui de la discothèque Santika à Bangkok en 2009, qui avait coûté la vie à 67 personnes.